Activités économiques

La pêche et le commerce. La pêche, principale activité économique des gens de Caracol, se concentre au niveau de la baie. Elle se fait surtout individuellement, avec deux ou trois pêcheurs par embarcation. Mais elle commence à s’organiser car deux organisations, KPK (Coopérative des pêcheurs de Caracol) et BMA (Brigadier maritime en action) ont été créées dans le but de réglementer la pêche dans la zone. Cette activité, déjà tributaire des conditions climatiques, s’exerce avec un équipement désuet :
sennes de plage, trémails, paniers, lignes et matériel de plongée, dans une aire qui s’étend du bord de mer de Limonade jusqu’à Fort Liberté et parfois jusqu’aux eaux territoriales de la République Dominicaine.

Les poissons comme : boutou, sarde, béquille, boute langue, « carangue », barrée, « Zo bleu » , congre, « pisquettes », homard et les écrevisses figurent parmi les espèces les plus exploitées. Généralement les produits sont conservés et vendus par boite, le prix variant de 1000 à 4000 gourdes dépendamment de la grosseur de l’espèce et la dimension de la boite.

Le commerce est caractérisé par des échanges de produits entre Caracol et la République Dominicaine : concombre, poulets de chair, salami, hareng et boissons alcoolisées, principalement le vin rouge. La vente des récifs coralliens à raison de 200 dollars le camion de mètres cubes, se pratique intensément dans la
commune. Ce commerce est surtout pratiqué par les femmes, alors que la vente des poissons s’effectue
directement par les pêcheurs, ou par le biais d’un spéculateur dénommé «agent».

Les marais salants. A Caracol, on consacre les mois de juillet, août et septembre à la construction des entrepôts et à la récolte du sel assurée exclusivement par les femmes les plus démunies des localités. Leur travail n’est pas rémunérée en argent mais en sel : 40% de la récolte leur revient et 60% au propriétaire des marais. Ce dernier conserve sa marchandise et la vend au prix fort à la période des pluies.

L’Agriculture. Deux périodes de plantation sont connues : mars et novembre. En raison des conditions climatiques difficiles, les activités agricoles se résument à l’établissement des parcelles d’arachide associées au vigna, pois congo et manioc (maïs associé au manioc, vigna et pois congo). Le haricot, le maïs et le giraumont sont aussi cultivés surtout au cours de la saison d’hiver (novembre), avec des risques assez élevés de perte. Il a été aussi remarqué des bananeraies le long de la rivière Trou du Nord. Deux périodes
de plantation sont connues : mars et novembre.

L’élevage. Il est en général libre, est aussi très peu développé avec les caprins, la volaille, les boeufs, les équins etc.

Le secteur financier. Une caisse populaire CAPONET fonctionne à Caracol.

Le tourisme. Caracol dispose de grandes possibilités tant pour le tourisme international que pour le tourisme local. Parmi ses sites historiques se distinguent la baie de Caracol où la Santa Maria fit naufrage, plus de 45 puits coloniaux non exploités à Madras, des galeries souterraines datant de la guerre des cacos, l’habitation Chabert, lieu d’inhumation de Charlemagne Péralte et Carrefour Jésus ainsi nommé depuis la découverte en ce lieu d’une statue d’origine inconnue.

Malheureusement les sites naturels sont en grande partie inaccessibles et les plages ne sont pas
aménagées. La zone reçoit toutefois des visiteurs, en général des missionnaires venus en pèlerinage. La commune peut s’enorgueillir de posséder l’une des plus grandes réserves de mangroves de l’île, deux belles plages (la baie de Sanson et Santa à Bassin Caïman).

(source: PADEDD du NORD-EST)

Posté par sbruno le Jeu, 01/06/2006 - 7:28am. categories [ Général ] version imprimable | Vous devez vous connecter ou vous enregistrer pour écrire des commentaires